Médecine : la France fait face à une pénurie de gynécologues

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Le titre semble tout droit sorti d’un film d’horreur, tant la France est vantée pour son système de santé longtemps reconnu comme étant l’un des meilleurs du monde. Seulement, l’état des lieux fait par le journal Le Monde est tout sauf ambigu, puisque la France fait face à une vraie pénurie de gynécologues. Raisons et conséquences de cette pénurie expliquées dans une courte vidéo.

Rendez-vous compte, plus de 2 gynécologues sur 3 en France ont plus de 60 ans. En somme, d’ici moins de 15 ans, nous nous retrouverons dans un pays dépourvu de gynécologues ou presque. Seulement, ce chiffre est à relativiser, puisqu’il ne concerne que les gynécologues médicaux praticiens, la spécialité ayant été supprimée par l’Union européenne il y a belle lurette, car considérée comme peu adaptée.

En contrepartie, l’UE a créée la spécialité « gynécologie et obstétrique », prenant aussi bien en charge les problèmes inhérents à l’appareil reproducteur femelle que le suivi et la prise en charge de la procréation. Seul bémol là encore, seuls 60 sont formés sur le territoire français chaque année, et cela ne règle en rien le problème de la pénurie de ces médecins.

On aurait également pu penser que cela ne concerne que les villages et coins reculés, mais il n’en est rien puisque même en Île-de-France, plus précisément à Saint-Denis, Cergy, Drancy, Colombes, Montreuil, Villejuif, Noisy-le-Grand, on compte respectivement moins de 6 gynécologues-obstétriciens par ville, pour des populations dépassant les 100 000 habitants.

Aulnay-sous-Bois et Ivry-sur-Seine font même encore mieux, puisque ces deux villes n’ont tout simplement aucun gynécologue en profession libérale. Ce fossé est susceptible de se creuser encore plus rapidement, compte tenu du fait qu’une grande partie des gynécologues partiront en retraite dans les 10 années à venir.