Affaire Skripal : l’agent innervant ne viendrait pas de Russie

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Nouveau coup de théâtre dans l’affaire Skripal. Cette tentative d’empoisonnement à Salisbury d’un ancien agent russe et de sa fille avait commencé sur les chapeaux de roues. Rappelez-vous : le gouvernement du Royaume-Uni, notamment par l’intermédiaire du Premier ministre Theresa May, avait très rapidement accusé la Russie de se trouver derrière l’attentat. De nombreux États occidentaux ont suivi l’Angleterre, allant jusqu’à expulser des diplomates russes, en plus grand nombre encore qu’aux heures les plus sombres de la guerre froide. Pourtant, depuis le début des événements, le Kremlin ne cesse de clamer haut et fort son innocence.

Mais voilà, l’agent innervant utilisé pour l’empoisonnement, qui devait d’abord être du Novitchok fabriqué en Russie, s’avère plus complexe que prévu. Ainsi, le directeur du laboratoire militaire anglais de Porton Down a déclaré que l’agent innervant serait du Novitchok ou, du moins, un agent innervant de type militaire de la même catégorie. D’ailleurs, divers analystes avaient mis en doute cette identification, car les chances de survie des Skripal auraient été inexistantes dans un tel cas. Surtout, le labo en question a précisé : « il n’y a pas de preuve que l’argent innervant [utilisé] provienne de Russie ». C’est un aveu de taille alors que les Russes demandent toujours des preuves de leur éventuelle implication et souhaiteraient participer à l’enquête. Vladimir Poutine n’a pas tardé à réagir en confiant qu’il savait déjà cela. Il a déclaré en Turquie, offusqué : « Nous sommes surpris de voir la vitesse à laquelle tout ce scandale a été monté ». Le Royaume-Uni aurait-il été berné par d’autres puissances et un peu rapide en besogne ?

Source :

France 24