Il y a 20 ans, la droite refusait de s’allier à l’extrême droite

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Le vendredi 20 mars 1998, soit il y a très exactement vingt années, la droite de gouvernement française s’apprêtait à poser un acte qui allait marquer son histoire postérieure. En effet, elle décida de refuser toute alliance de parti avec l’extrême droite incarnée par le Front national. Ce jour-là, l’ancien ministre de la Défense Charles Millon, du parti de l’UDF (Union pour la démocratie française), fut face aux mouvements de gauche élu président de la région Rhône-Alpes (qu’il dominait depuis 1988) grâce aux 35 suffrages apportés par les élus du FN. Ce soutien sulfureux, l’intéressé l’accepta volontiers et il ne le regrette toujours pas, comme en atteste la vidéo mise en exergue. C’est Lyon Mag qui revient sur le vingtième anniversaire de cet événement politique particulier.

Mais, à l’époque, la France est présidée par Jacques Chirac. Avant le scrutin final au sein de l’hôtel de région, le président de la République a appelé Millon pour lui demander de n’accepter aucune alliance de ce genre. L’ancien Premier ministre Raymond Barre pensait la même chose. Finalement mise devant le fait accompli, la direction de l’UDF se désolidarisa officiellement de Charles Millon en le suspendant. Dès lors, l’UDF et le RPR, puis l’UMP et le parti Les Républicains garderaient la même position catégorique vis-à-vis du Front national.

Source :

Lyon Mag