Campagne électorale en Belgique : des attitudes misogynes qui divisent ?

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La Belgique s’apprête à voter en octobre 2018 dans le cadre d’élections communales. La campagne électorale est marquée par l’essor d’un parti confessionnel récent qui se présente dans les communes de Bruxelles, de Molenbeek et d’Anderlecht, ces deux dernières faisant régulièrement parler d’elles pour des actes d’incivilité ou des affaires liées au terrorisme. Ce parti religieux en phase de décollage est l’ISLAM, un acronyme désignant : Intégrité, solidarité, liberté, authenticité, moralité. Il s’appelle officiellement ainsi depuis 2016 mais sa structure de base est née dès 2012. Dans son programme se trouve – entre autres – l’établissement de la charia en Belgique et le rétablissement de la peine de mort. Ce parti politique islamiste a créé la polémique en raison du comportement supposé misogyne de ses candidats :

En effet, invité sur le plateau de RTL-TVI le dimanche 22 avril dernier, le candidat du parti pour Anderlecht – déjà conseiller communal dans cette localité de la banlieue bruxelloise – Redouane Ahrouch a justifié ces comportements tout en les mettant en pratique. En amont du tournage, il a refusé d’être maquillé par une femme. Ensuite, tout au long de l’émission, il n’a jamais regardé les femmes qui étaient invitées sur le plateau, de même qu’il refuse de serrer la main à la gent féminine. Le présentateur lui posant clairement la question, dans une polémique d’une dizaine de minutes, Ahrouch n’a pas été déstabilisé. Un membre du staff technique témoigne et explique que l’ambiance était particulièrement tendue… Une chroniqueuse avoue s’être sentie humiliée de n’avoir jamais été regardée de toute la conversation.