Le nouveau contrôle technique : une arnaque d’État ?

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Les automobilistes français ont vraiment du souci à se faire. En effet, le Premier ministre Édouard Philippe tient dur comme fer à l’abaissement de la limitation de vitesse sur les routes secondaires. Il faudra bientôt conduire à 80 km/h, au lieu de 90, lorsque les deux voies de circulation ne seront pas dûment séparées. Le motif invoqué : réduire la mortalité routière en France (malgré la fermeture de nombreux services d’urgence dans les déserts ruraux !). Dans la même veine, le 20 mai 2018 va correspondre à l’apparition d’un nouveau contrôle technique plus que drastique. 132 points à vérifier deviennent obligatoires, au lieu de 116 puis 123. Or, sur 606 anomalies possibles désormais, il y en aura quasiment 500 qui rendront obligatoire une contre-visite… Tout est durci, y compris des détails qui passeront pour des « points majeurs » : voyant d’airbag (même si ce n’est qu’un problème électronique), défaut de lave-glace, commande à distance des rétroviseurs bloquée… En cas de « défaut critique » (sic) décelé, il sera interdit au propriétaire du véhicule de rouler avec. Il devra directement le faire envoyer au garage par dépanneuse à moins de rouler tout de suite chez le réparateur avant la fin du jour ouvré : bonjour la facture en cas d’indisponibilité ! Le motif officiel : réduire la mortalité sur les routes. Un motif que les gouvernements n’osent pas encore invoquer pour l’augmentation des taxes sur les carburants (quoique ?).

Le journaliste Armel Joubert des Ouches parle d’une « mesure totalitaire contre la voiture » et de l’automobile « vache à lait de tous les gouvernements qui se succèdent depuis au moins quarante ans ». Il a interrogé de nombreux garagistes et professionnels de l’automobile qui n’ont pas manqué de manifester le caractère inique de la nouvelle mesure. En coulisse, il s’agit sans doute de dissuader les usagers de la route de conserver leurs vieux véhicules. Alors qu’on jette n’importe quoi à tout bout de champ et que les déchets s’entassent, ce n’est pas très responsable… Les assureurs pourraient eux aussi se frotter les mains : les « fraudes » au contrôle technique (c’est-à-dire les oublis plus ou moins volontaires) devraient se multiplier et elles constituent autant de cas potentiels de non-prise en charge et de polices d’assurance payées pour la princesse. Autant de fraudes également verbalisables par les gendarmes, soit des ressources fiscales supplémentaires. Avoir une voiture reviendra donc de plus en plus cher !

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